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SUMMARY:Opening / Solo Show by Thomas Devaux
DESCRIPTION:“CET OBSCUR OBJET DU DESIR”\nRayons\, Shoppers & Totems\nSolo Show\nThomas Devaux \nOpening Night : 14.06.2019 – 6pm > 9pm\nExhibition : 14.06.2019 > 30.06.2019 \nFR\nAvec les Rayons\, Thomas Devaux complète sa vision critique de l’univers consommatoire en se réappropriant pour la première fois les codes de la peinture abstraite\, après avoir longtemps revisité ceux du portrait classique. La série réunit ainsi des photographies d’étals de supermarché\, floutées jusqu’à obtenir de larges lignes de couleurs aux contours indécis\, articulées entre elles dans un dégradé de lumière. Très proche de certaines formes de l’expressionisme abstrait\, la peinture de Rothko en première ligne\, chaque composition se présente comme l’expression d’un résidu optique\, agençant les restes d’une vision filtrée réduite à la seule perception des ondes lumineuses. Aussi minimal que le traitement qui est appliqué aux images\, son titre renvoie ainsi conjointement à son sujet originel (les rayons de supermarché) comme à l’effet d’optique produit par le processus d’abstractisation (les faisceaux chromatiques). Présentée en regard de la série The Shoppers — des clients de supermarché saisis au moment du passage en caisse — et de l’installation Cet obscur objet du désir — un tapis de caisse minimaliste aux formes incisives et menaçantes — la série adopte les codes couleurs de la grande distribution (bleu\, violet\, rose\, rouge\, orange) pour mieux critiquer les stratégies marketing sous-jacentes. Les tensions entre des tonalités vives et des bandes noires accentuent en effet la force de séduction de cette palette standardisée pour mieux inviter à la méfiance\, en établissant une distance critique entre les surfaces chromatiques sublimées et la trivialité de leurs modèles. \nContrastant avec les portraits en noir et blanc de The Shoppers\, ces compositions non figuratives et colorées\, avec un rendu flottant et fugitif\, produisent un effet contemplatif à double tranchant : elles peuvent ironiquement reproduirent les conditions d’un processus hypnotique\, similaire aux manipulations de l’attention des clients dans les supermarchés\, comme elles peuvent au contraire inviter à une méditation patiente et improductive\, offrant la possibilité de s’extraire des temps de la consommation. \nCes lignes d’horizon évanescentes orientent enfin une lecture plus spirituelle de la série\, renouant avec les discours des Kandinsky\, Rothko ou Newman pour qui la peinture abstraite est l’occasion d’un accès métaphysique. Thomas Devaux poursuit ici son travail de déconstruction de l’iconographie religieuse (Pietà\, Madone\, reliques) entrepris dans ses précédentes séries pour questionner les nouvelles transcendances du monde contemporain. L’industrie est alors pensée comme une puissance extérieure régulatrice\, qui organise la consommation de masse à travers tout un ensemble de symboles mercantiles. En empruntant le vocabulaire formel de la représentation du divin pour traiter le mobilier industriel des supermarchés\, Thomas Devaux met en exergue la force de subversion de l’industrie qui fétichise les marchandises comme on sacralise des icônes. \nFlorian Gaité\, Critique d’art et chercheur à l’institut ACTE (Sorbonne-CNRS) \nEN\nWith his Rayons series\, Thomas Devaux completes his critical vision of the universe of consumption by appropriating the codes of abstract painting\, following his extended study of classical portraiture. The works consist of photographs of supermarket shelves\, blurred into broad bands of colour with uncertain contours that together form luminous gradients. The minimalism of Devaux’s series is reflected in its title\, which stands as a dual reference to his original subjects (les rayons du supermarché = supermarket shelves) and simultaneously to the optical effect produced by the process of abstraction (les rayons de lumière = beams of light). Presented here in dialogue with The Shoppers – featuring supermarket customers at the cash register\, and the installation Cet obscur objet du désir\, a minimalist conveyer belt with incisive and menacing forms – the Rayons series redeploys the chromatic register of big-box retailers (blue\, purple\, pink\, red\, orange) to critique their marketing strategies. \nIn contrast to the black and white portraits of The Shoppers\, these colorful\, non-figurative compositions\, with their evanescent finish invites a double contemplation. This something that can ironically give rise to the conditions of a hypnotic process similar to the visual manipulations exerted over supermarket customers. However at the same time\, it makes possible a patient and improductive meditation through which the viewer can exit from the temporalities of consumption. \nThe fleeting horizon lines of the series ultimately promote a spiritual reading that echoes the discourses of Kandinsky\, Rothko\, Newman and other painters for whom abstraction offered access to the metaphysical. Thomas Devaux extends here the deconstruction of religious iconography – Pietàs\, Madonnas\, relics – that he began in previous series in order to interrogate the possibilities of transcendence in the contemporary world. Commerce is considered as an external\, ordering power that organizes mass consumption through a system of symbols. Drawing on the formal vocabulary of representations of the divine to engage with the industrial furniture of the supermarket\, Thomas Devaux underscores the subversive power of an industry that is able to fetishize commodities as a religion consecrates its icons. \nFlorian Gaité\, Art Critic (Artpress\, France Culture…)
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LOCATION:Macadam Gallery\, Place du jeu de balle\, 58\, Bruxelles\, 1000\, Belgique
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